top of page

MEGADETH - The Sick, The Dying…and The Dead !

​

​

6 ans apres leur dernier opus Dystopia sorti en 2016, Megadeth vient de sortir sont 16ème album The Sick, The Dying… And The Dead!

Un album dont la gestation fût longue, notamment à cause du cancer de la gorge contre lequel Dave Mustaine à du se battre en 2019 et du départ forcé et très médiatisé du bassiste historique Dave Ellefson, qu’il a fallu remplacé (à grand coup de suspens et autres teasers) et dont l’intégralité des pistes de basses a dû être réenregistrée par son successeur, le bien nommé James LoMenzo qui avait deja fait parti du groupe entre 2006 et 2010.

​

​

The Sick, The Dying… And The Dead!

 

L’album s’ouvre sur le titre portant le nom de l’album: The Sick, The Dying… And The Dead!.

Avant toute chose, une première pensée me traverse l’esprit: l’intitulée de l’album - et donc du morceau eponyme - me fait fortement penser à The Good, The Bad and The Ugly (Le Bon, La Brute et le Truand).

Vous savez, le fameux titre western de Sergio Leonne qui ouvre tous les concerts d’un autre groupe de metal californien archi connu pas si éloigné de Megadeth (…) depuis plus de 30 ans…

Bref, ce titre traite de la peste, qui se propage parmis les hommes au grès des marins accostants de port en port.

Le morceaux s’ouvre sur quelques arpèges de guitare en son crunch et aux harmonies mysterieuses avant que n’entre en scène le riff principal. Un riff qui nous fait dire qu’on est bien chez Megadeth, aucun doute. Ce riff m’a instantanément fait penser à certains titre de Rust in Peace et Countdown To Extinction.

Le “chant” de Mustaine colle bien au couplet, s’autorisant même à rouler quelques R d’une voix guturale.

Comme souvent avec Megadeth, un court solo vient marqué la fin du couplet en transition vers le refrain. Et c’est bien sur le cas sur ce titre, comme sur quasiment tout le reste de l’album!

Les refrains sont dans le pur esprit des derniers opus du groupe, puis le pont fait ralentir le rythme et assombrir l’ambiance au grés de guitares en arpèges.

La transition vers le 1er “long” solo du morceau se fait par des lignes mélodiques guitares / basse me rappelant le titre She Wolf sur l’album Cryptic Writings (1997), ouvrant ainsi la voie au solo de Kiko Loureiro pour cloturer ce morceau.

En resumé, un tire qui regroupe tous les ingrédients d’un bon titre de Megadeth, ouvrant parfaitement ce nouvel album. Le meilleur titre de l’album selon moi.

​

​

Life In Hell

​

L’album continue avec le morceau Life In Hell qui debute directement par un riff de guitare ultra speed, sur lequel vient se greffer le chant, évoquant l’égocentrisme, les magouilles et la corruption au sens large.

Les courts solo viennent toujours ponctuer les fins de couplets, et les harmonies des refrains m’évoquent certains passages de l’album Peace Sell But Who’s Buying.

Le break de ce titre se fait plus lent, plus lours, moins speed metal pour s’orienter vers une ambiance plus heavy metal. Dave Mustaine ne parle plus qu’il ne chante vraiment sur ce break.

Le titre enchaine avec des enchainements couplets, refrains, solo courts, etc.

La fin du morceau se fait quelque peu répétitive (répétitions des paroles “I am a disease, I am all I need”) et aurait mérité d’être raccourcie légérement ou de bénéficier de quelques arrangements différenciants afin d’emmener le titre vers une autre conclusion.

​

​

Night Stalkers

​

La 3eme piste de l’album, Night Stalkers est aussi le 2ème single sorti le 22 juillet 2022, pouvant évoquer des forces d’operations spéciales, des mercenaires postés en attente de leur cible.

Une nouvelle fois, nous avons ici un riff très rapide sur lequel vient se greffer le chant, faisant ainsi office de couplet, puis une nouvelle transition à l’aide d’un court solo qui nous emmène vers un refrain moins rapide et plus heavy dont la difference de rythme avec les couplets est bien agréable.

Couplets et refrains s’enchainent sur ce titre qui flirte avec les 7 min, puis vient le pont sur lequel Ice T. **est present Un break efficace dans l’ensemble même si je trouve personnellement que la ligne vocale ne s’accorde pas parfaitement avec le riff.

Le solo de Monsieur Loureiro est une nouvelle fois rapide et assez original, mais je dois bien avouer que les gammes exotiques d’un certain Marty Friedman me manquent.

Le titre semble se terminer, mais vient un second pont créé par quelques arpèges de guitare au son cristallin, soutenus par une section de cordes mélodique.

Vient ensuite un break où seul la basse est presente, puis la guitare revient en course ainsi que le reste du groupe.

Pour resumer, un titre à la construction intérèssante, bien diversifié, beaucoup de ponts, de breaks, de changement de rythmes et d’atmospheres.

L’un de mes titres préférés sur cet album.

​

​

Dogs of Chernobyl

​

L’album continue avec Dogs Of Chernobyl, qui selon son auteur (Mustaine) “parle essentiellement d’une relation amoureuse qui se termine et du sentiment d’abandon qu’une personne peut alors ressentir”.

L’intro est longue et mysterieuse, ponctuée de rires d’enfants lointains.

La guitare s’introduit en son clair, contribuant à l’ambiance lourde et oppressante, accentuée par quelques accoups d’une section rythmique lourde et puissante.

Puis on enchaine directement avec le couplet en rythmique syncopé (3/4? 7/8?) et encore une fois, je trouve le chant mal assortit au riff (un reproche que je formulerais assez régulierement dans tout l’album) ce qui est assez déroutant.

Les choses s’ameliorent avec le refrain où le chant colle mieux et dont la mélodie me rappelle le titre Ecstasy sur l’album Risk (1999).

Puis solo, couplets, refrains et le break arrive avec un riff rapide et lourd (Fast and Furious :)), Mustaine parle rapidement, la section rythmique galope, quelques courts solos pimentent l’ensemble et le morceau se termine sur cette ambiance au travers des aboiements des “Dogs” et des crépitements caracteristiques des compteurs Geiger…

Sacrifice

Sacrifice pourrait traiter du jugement et du harcelement que subissent celles et ceux pensant à contre courant.

L’intro est courte et rapide, le groupe enchaine rapidement sur le couplet, entrecoupé de quelques breaks assez bien sentis.

Toujours quelques interventions éclaires du soliste en chef, puis la rythmique évolue vers un refrain un peu plus entrainant, moins speed, dont les lignes harmoniques peuvent évoquer certains titres de Countdown To Extinction.

Ce titre ne m’a pas marqué à outre mesure, rien qui ne se detache particulierement de l’arc artistique du reste de l’album, si ce n’est peut être le solo principal de Kiko Loureiro qui est un bel exemple des capacités motrices du monsieur (en bref, ça tricotte sevère!)

​

​

Junkie

​

Junkie: un titre qui étonnament traite de l’accoutumance aux drogues et de l’acceptation quant à l’issue fatale à ces excés.

Un titre court de 3 min et 39 sec, où Mr Mustaine ouvre le bal seul “accapella” (presque).

Le morceau évolue avec un couplet rapide dont la rythmique n’à rien de particulier au regard du reste des morceaux de l’album.

Le refrain est quant à lui plus efficace et plus mélodique, le groupe scandant “Junkie” à tû tête.

Le pont fait evoluer le morceau avec un riff et une rythmique qui diffèrent du début du titre, sur lequel se greffe le solo de guitare.

Le refrain est de retour pour cloturer cette piste.

Un titre dispensable, selon moi bien entendu.

​

​

Psychopathy

​

Ce morceaux servant d’interlude, aborde brievement le sujet des causes et effets des maladies mentales.

L’intro rappelle quelque peu Trust sur Cryptic Writings avec une batterie bien mise en avant jouant sur les toms.

L’ensemble de cette piste est construit autour de ce pattern de batterie, pas de riff ici, des nappes sonores de guitares, de synthés et les paroles de Mustaine.

Killing Time

La transition avec le morceau précédent est reussi, et Killing Time aborde les relations toxiques avec des personnes manipulatrices.

Suffisamment rare pour être souligné, le chant colle bien au couplet avec un beau travail réalisé pour lier le riff, la rythmique et la ligne de chant.

Le refrain est plutôt très bon, ainsi que le pont qui tranche avec le reste du titre au travers de ses guitares clean, son changement de tempo et ses rythmiques “Megadethesques”.

On retrouve quelques effluves du début des années 90 où quelques harmonies rappelent une nouvelle fois l’album Countdown To Extinction.

L’un des meilleurs titre de l’album.

​

​

Soldier On!

​

Soldier On! est le 3eme single de l’album, diffusé sur les ondes le 12 aout 2022.

L’intro est rapide, le rythme syncopé, et le refrain assez mélodique, souligné par une ligne guitare qui renforce ces “douces” harmonies.

Cependant, la rythmique est assez appuyé sur ce titre sans trop de discontinuité, le tout meriterait de respirer un peu.

le thème du pont en hammer / pull off est calqué sur Am I Evil, et seul le court break à 3 min et 25 sec qui joue brievement avec la stéréo donne un peu d’air à ce titre.

Le morceraux se conclue sur un chant militaire.

​

​

Célebutante

​

Vient ensuite le morceau Célébutante. Un titre que j’apprecie mais pas forcement pour de bonnes raisons. Je m’explique.

Le riff d’intro me rappelle “Hit The Light” d’un certain Met…icA: donc j’aime bien!

Le couplet reste sur ce riff et le chant y est bien harmonisé.

Idem en ce qui concerne le refrain, la ligne de chant est bien travaillé pour coller à la rythmique.

Le morceau enchaine ensuite sur le pont, et là, Mustaine doit probablement payer des royalties à Diamond Head car on est sur le riff de Am I Evil à 99% - Ca lorgne donc encore du coté de chez Met…icA, donc j’aime bien!

Le thème évolue vers des arrangements plus mélodiques puis vers une déclinaision du riff ala “Hit The Light”.

La structure change, le rythme se fait plus lent pour la 1ere partie du solo, puis accélère de nouveau pour la seconde partie du solo. Comme si cela ne suffisait pas, le solo de guitare comporte une 3ème partie, décliné sur le fameux riff façon Am I Evil (j’ai hâte de voir si ce titre sera joué en live et comment Kiko Loureiro va s’en sortir avec ce solo à rallonge).

Definitivement un autre bon morceau de cet album.

​

​

Mission To Mars

​

Le titre Mission To Mars tourne autour du thème que la conquète de territoires inconus (Mars?).

La basse ouvre la morceau en slow tempo, appuyée par une rythmique relativement simple, avant d’enchainer sur une rythmique un peu plus soutenu pour les couplets et les refrains.

La 1ere partie de ce titre est structurée plus simplement en regard des autres pistes de l’album, et c’est une bonne chose selon moi.

Moins de changement de rythme, de tempo, moins de break, le morceau gagne en homogéneité avec une fois encore quelques relents de Countdown To Extinction dans les mélodies.

Le pont marque en revanche une coupure nette et franche avec le reste, au travers du riff et d’une rythmique tres rapide et lourde pour cloturer de manière un peu longue ce morceaux, agrémenté par quelques effets sonores et vocaux façon NASA (forcemment).

​

​

We’ll be back

​

L’album se termine par le single au titre explicite We’ll Be Back sortit le 23 juin 2022.

Le riff est une nouvelle fois tres speed et le couplet est articulé sur ce thème.

Le refrain se fait un peu plus calme, l’éclaircie avant la tempête en quelque sorte puisque survient un solo de guitare éclair ultra rapide.

Couplets, solo courts, couplets et refrains s’enchainent: la formule habituelle en quelques sortes.

D’ailleurs, l’un des “mini” solo me fait penser à l’un des solo de Met..icA (encore eux?) sur Spit Of The Bone…

Et devinez quoi, le pont plus heavy metal me rappelle (et je crois ne pas être le seul) un certain titre intitulé Disposable Heroes de …. toujours les mêmes (il doit y avoir un lien entre ces 2 groupes, pas possible autrement), et enfin le morceaux embraye sur un autre riff très rapide aux accents dissonants façon Judas Kiss (OUI de MetallicA !)

​

​

​

En un peu plus d’1h d’album, Megadeth nous offre énormement de riffs differents, souvent au sein d’un même morceau, beaucoup de changement de rythmes, beaucoup de solos, beaucoup de breaks.

Un album tres dense, mais sans finalement trop d’originalité, ni en terme de chant, ni en terme de riff, ni en terme de solo… l’ensemble manque selon mois d’un soupçon de folie, de “Risk” et d’homogenitié.

Pour resumer: il y a du bon, du très bon même, du moins bon, mais en finalité, rien ne nous marque au fer rouge à l’issue de cette heure d’écoute.

J’ai la lègere impression que Megadeth produit maintenant des albums pour le plaisirs des fans plus que selon leurs propres envies (j’extrapole mais c’est mon ressentit)

J’aurai personnellement aimé un album plus simple, plus homogéne, plus direct, un peu dans la lignée de ce que le groupe avait proposé avec Cryptic Writings et Risk (Aîe, pas taper !)

On est ici clairement sur du Megadeth moderne, dans la continuité des derniers albums, avec quelques notes nostalgiques de leurs oeuvres passées.

Quoi qu’il en soit, un album qui merite qu’on lui prête une oreille attentive, ne serait ce que pour s’en forger sa propre opinion.

Et comme le groupe le dit lui même en conclusion de cet album, They’ll be back, donc wait and see pour la suite.

bottom of page