OZZY OSBOURNE - Patient Number 9
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A 70 piges bien tassées et seulement 2 ans apres son dernier album Ordinary Man sorti en 2020, sur lequel figuraient entre autre Elton John, Slash, Tom Morello (excusez du peu), Ozzy Osbourne rappelle de nouveaux quelques potes pour sortir un nouvel opus intitulé Patient Number 9, comme si Chad Smith, Duff McKagan et Robert Trujillo (la base de ses projets solo recents) ne suffisaient pas.
En prolongement direct des thèmes évoqués dans Ordinary Man, il est ici aussi principalement question de santé mentale et physique, enveloppée comme à son habitude dans un second degrés propre au style de Môsieur Ozzy Osbourne.
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Patient Number 9
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Une fois n’est pas coutume, l’ablum s’ouvre sur le titre eponyme, sur lequel est credité Jeff Beck.
Un morceau de 7 min, avec tous les ingrédients attendus: intro sombre, harmonies façon Ozzy, riff synthé / guitare simple et efficace appuyée par une section rythmique bien presente.
les Pré refrain et refrain sont simples, efficaces et mélodiques.
La patte de Jeff Beck est bien presente sur les solos, mais uniquement sur les solos, dont celui qui cloture ce titre.
Dommage de ne pas avoir inclus davantage l’univers de Beck ailleurs dans le morceau, même si cela participe au contraste et au relief du titre d’ouverture de cet album.
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Immortal
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Le second morceau de l’album debute par une intro à la basse et un riff à l’ancienne qui nous est servi par Mike Mc Cready de Pearl Jam.
La structure du morceau est classique: intro, couplet, pré refrain, refrain, pont, etc.
C’est simple et efficace, le pont et le solo de Mc Cready exploite bien la scène sonore en jouant sur la stéréo.
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Parasite
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On retrouve un vieux copains à Ozzy pour ce 3eme titre, le bien nommé Zack Wylde qui nous offre un riff lourd ala Wylde.
Le couplet est classique et sans surprise, contrairement au refrain qui distillent quelques harmonies “pop” grâce au travail sur les voix qui contrastent avec le riff principal - Attention, on reste quand même sur un titre d’Ozzy avec Zack Wylde, le terme “pop” est donc à adapter au contexte.
Zack Wylde aux manettes, on profite donc d’un solo rapide et technique, bourré d’harmoniques artificielles typiques.
Le titre se cloture sur des pistes de guitares harmonisés au riff principal.
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No Escape From Now
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Ozzy retrouve son vieux copain Tonny Iommi de Black Sabath.
Une intro claire et calme mettant bien en avant la voix distordue (qui à dit autotunée?) d’Ozzy.
Le riff se fait lourd et sombre, là où les prérefrains et refrains rappellent le theme de l’intro, au rythmes plus lents et posés.
Le titre avance au fil de ces contrastes, avant d’enchainer sur un break dont le riff est bien plus rapide, plus entrainant, sur lequel deroule un solo en pentatonique aux sonorités hard rock pures et dures.
La boucle de ce morceau de 6 min 74 sec est bouclée avec une conclusion qui revient sur le thème décliné dans l’introduction.
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One of Those Day
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Voici venir Sir Eric Clapton pour ce One of Those Day, et tres honnêtement, je n’aurai pas parié lourd sur la qualité d’un travail collaboratif entre Ozzy et Clapton, et pourtant le resultat est là, avec l’une de mes pistes favorites sur cet album.
L’intro est plutôt calme dans le pur esprit Ozzy (arpeges guitare chorusés, ambiance sombre,etc.) puis vient un refrain bien catchy dont le riff rappelle le Clapton des années Cream à la sauce Ozzy.
Quelques petits solos bien sentis de Clapton viennent pimenter les couplets, avant d’enchainer sur un break plus calme, rappelant un certain While My Guitar Gently Weeps.
Le solo façon Clapton ne s’arrete quasiment jamais jusqu’à la fin du titre qui se calme avec un retour vers les harmonies du break.
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A Thousand Shades
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Jeff Beck is back sur ce A Thousand Shades.
L’ambiance et les mélodies sont typiquement Osbourniennes ici aussi, et les harmonies vocales me rappellent sa collaboration avec Slash sur le titre Crucify The Dead (album Slash’N’Friends). Comme sur le titre d’introduction de l’album, on retrouve la signature sonore de Jeff Beck principalement sur le pont, le solo et sur la fin du titre, qui se voit appuyée par des sections de cordes orchestrales, seul moment où le titre decolle vraiment.
En bref, une ballade gentillette et sympathique.
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Mr Darkness
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Son compère Zack Wylde est de retour sur le titre Mr Darkness, qui resume à lui seul tout ce qu’on est en droit d’attendre de ce duo: intro calme, montée progressive et refrain qui envoi.
Chad Smith sort clairement du registre des RHCP, et excelle dans l’exercice (mais on avait pas trop de doute sur le sujet) avec une superbe prestation derrière les fûts.
Le pont est plus heavy, contrastant bien avec le reste du morceau et Wylde nous gratifie de quelques parties solistes à son image, dont quelques unes font bel usage de la pèdale whawha (et de la ranger du bonhomme).
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Nothing Feels Right
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Zack Wylde reste derrière les fourneaux pour ce Nothing Feels Right, slow tempo appuyé avec de belles mélodies et construit comme à l’accoutumé, à savoir intro et couplet calmes, refrain et solo plus lourd).
Le titre lorgne vers la ballade Hard Fm, avec quelques effets d’arrangement qui viennent diabolisé un peu l’ensemble.
Du classique mais de l’efficace une fois encore.
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Evil Shuffle
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Ce Evil Shuffle me fait penser à du Black Sabatth et c’est pourtant bien Zack Wylde derrière la six corde.
Le titre est en slow tempo bien heavy.
la voix du septagénaire est doublée par la guitare sur les couplets au rythme syncopé. les refrains sont efficaces.
Un titre à l’image du Prince of Darkness moderne, dans l’efficacité une fois de plus.
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Degradation Rules
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En parfaite opposition au titre precedant, Degradation Rules est un titre aux accents sudistes qui ne denoterai pas dans la discographie de Mr. Wylde grâce à son riff lourd complété par l’harmonica, mais c’est pourtant Tonny Iommi qui est credité sur cette piste.
Encore une fois on alterne encore entre couplets lents et refrains plus soutenus où la section rythme cavale en tête, tout comme le solo de Tony Iommi, le tout parsemé de l’harmonica d’Ozzy colorant ce Degradation Rules de touches bluesy.
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Dead and Gone
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Le morceau commence sur une intro basse + batterie qui enchaine rapidement sur quelques arpèges en son clair, frolant le pop/rock FM des années 80.
Je trouve le refrain quelque peu dissonant en terme de mélodie, le pont joue la carte des cordes aux subtiles pointes arabisantes.
Un titre pas déplaisant mais pas spécifiquement marquant non plus.
Peut être aurait il fallu jouer la carte Hard FM jusqu’au bout.
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God Only Knows
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Ce God Only Know est un titre slow tempo, dont le refrain fait echo aux Beatles dont Mr Ozzy est l’un des plus grand fan, appuyés par des nappes de voix féminines (La femme d’Ozzy est credité dans les choeurs de l’album, ici entre autre?).
A noter que le regrété Taylor Hawkins est quant à lui crédité sur cette piste pour l’un de ses derniers enregistrement studio.
Solo guitare sombre et fuzzy à la tonalité volontairement nasillarde.
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Darkside Blues
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L’album se cloture sur une mini piste d’1min 48 sec aux tonalités blues: guitare slide, harmonica et la voix du bonhomme à l’effet boxy noyée dans la reverbe, s’achevant sur le rire satanique du Prince des Ténébres.
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Bien que cet album ne reivente pas la roue et que les structures et les mélodies se ressemblent toutes un peu (auto-parodie?), les guests arrivent à créér des morceaux aux ambiances relativement variées, où la patte de chacun des prestigieux invités s’inscrit parfaitement dans l’ambiance du taulier.
Quand on voit le personnage entrer sur scène (le déambulateur n’est pas loin) et ses capacités vocales live actuelles, je suis impatient de voir le resultat de ces titres en live.
Reste un immense respect pour la carriere et l’oeuvre de Mr Osbourne, qui nous offre ici un album homogéne et très agréable à l’ecoute. D’ailleurs, je retourne de ce pas le faire tourner sur la platine.
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